2016 
Chercher l’erreur – Égarements et odyssées graphiques

64e semaine de culture graphique, du 21 au 27 août

De la simple bourde à la faute en passant par la coquille, l’erreur peut être de jeunesse, 404, de justice, voire fatale. Au fil de nos corrections, ctrl+Z, relectures et repentirs, elle s’efface devant l’ardeur avec laquelle nous la chassons. Cherchez l’erreur et vous trouverez bavure, bug, impair, défaut, illusion, mais aussi de sympathiques maladresses. Cultivez l’imperfection et vous courez à la rencontre de perdants magnifiques, d’anti-héros édifiants, d’imperturbables et dignes mordus de poussière.
Et pourtant, l’erreur révèle aussi les failles d’un système que l’on croyait trop parfait. Elle nous renvoie à nos limites, défie notre imagination, nous met face à l’imprévu et force notre créativité. Cette déviance parfois infime, toujours déroutante, nous bouscule hors des sentiers battus. On tombe, on s’en étonne, on en rit, ou bien on s’effraie du chaos qui menace.
Le design graphique et la typographie se nourrissent d’avaries et de soubresauts, qui sont autant d’invitations à une réinvention permanente. Vous aussi venez échouer avec nous aux Rencontres internationales de Lure du 21 au 27 août 2016 à Lurs, Alpes-de-Haute-Provence.

Les intervenants

    Filtrer par type d'intervention :

  • graphicdesign
  • calligraphie
  • Typographie
  • Design graphique
  • arts numériques
  • observateur
  • Photographie
  • Arts visuels
  • feuilleton
  • Code
  • Recherche
  • Enseignement
  • Édition
  • la lettre
  • off
  • Évènement

David Carson (USA)

#

The End of Print. 20 ans après

  • graphicdesign

David fera part de ses inspirations, de ses travaux récents et de ses réflexions sur ce qui a changé depuis sa dernière visite à Lurs.

David a été désigné comme étant le designer graphique le plus célèbre au monde. Apple l’a qualifié de « pionnier à l’influence considérable ».


Luca Barcellona (IT)

#

Voyage au cœur des formes gothiques

  • calligraphie

L’écriture gothique est un des styles calligraphiques ayant un des plus grands impacts visuels avec ses formes puissantes et contrastées.
Luca Barcellona présentera les différentes variations de l’écriture gothique (Textura et Fraktur) qui offre des possibilités infinies et qui sont encore utilisées de nos jours.

Luca Barcellona, graffeur à ses débuts, passionné de la lettre, calligraphe et enseignant au sein de l’association italienne de calligraphie (ACI) possède un parcours qui lui a permis de développer un style original, vivant et contemporain alliant une grande virtuosité technique à une connaissance approfondie de la calligraphie classique.


Simon Renaud

#

Les lettres électriques

  • Typographie

Le rapport écriture-lecture, la transformation de la lettre, les nouvelles technologies et les machines numériques sont des fils conducteurs des travaux de Simon Renaud. Intéressé par les rapports qu’entretient l’écriture avec la lecture dans un contexte d’automatisation et de numérisation généralisées, son travail tend à se concentrer sur la typographie et le signe.
Diplômé de l’École supérieure des arts décoratifs (ESAD) de Strasbourg, Simon Renaud est designer graphique et typographe, basé à Paris. Il investit différents supports d’expression du design tels que l’édition, la typographie, les médias numériques, il anime régulièrement des ateliers et enseigne à l’École supérieure d’art et de design d’Amiens.


Laurent Bourcellier et Sterenn Bourgeois

#

Journal d’Ulysse

  • Typographie

« L’idée m’a frappé comme la foudre, dit Ulysse, il me faut narrer mes aventures…
— Je vous édite dès que vous retrouvez le chemin d’Ithaque ! » dit l’éditeur.

Voici l’aventure de la création de caractères et de pages dans le cadre d’une commande aussi particulière que celle d’un livre jeunesse — qui plus est, celle d’un carnet de voyage…

Graphiste et dessinateur de caractères, Laurent Bourcellier développe et conçoit des caractères sur mesure pour des entreprises nationales et internationales, des fonderies et des maisons d’édition.

Graphiste, Sterenn Bourgeois travaille pour l’édition jeunesse, enseignante à l’école Estienne, elle aime les lettres, les pages et les livres (et, aussi, beaucoup les erreurs).


Louis Eveillard

#

Le doigt dans l’engrenage

  • Design graphique
  • arts numériques

Locution verbale : s’engager dans un processus ou une démarche qui présente des risques de dérive.
La recherche de bugs, de parasites et d’autres accidents de manipulation des outils numériques et analogiques, permet d’ouvrir la pratique du graphiste à l’imprévu et d’éviter la tentation des chemins balisés. En alternant des phases de délégation à des systèmes faillibles et des phases de reprise de contrôle par l’utilisateur, l’erreur humaine et le bug se succèdent et s’enrichissent mutuellement jusqu’à produire un résultat souvent bien éloigné de l’intention initiale.

Louis Eveillard (1988) vit et travaille à Paris. Après des études de graphisme à l’École supérieure des arts décoratifs (ésad) d’Amiens et un passage par le laboratoire de recherche de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, son activité s’étend aujourd’hui de la création d’objets interactifs et de sites pour le Web, en passant par la réalisation d’applications en réalité virtuelle et d’outils pédagogiques open-source.


Sylvia Fredricksson

#

Géographie(s) de la Démocratie

  • observateur

« La géographie politique a longtemps été présentée comme une science des rapports de force et de la maîtrise stratégique des territoires. De ce fait, elle a négligé les logiques de pouvoirs individuelles locales ou ascendantes. […] Pourtant, la maîtrise spatiale appartient désormais moins, et à toutes les échelles, à ceux qui savent conquérir ou se défendre, qu’à ceux qui savent s’associer, se constituer en réseau, co-signer des contrats. »
Michel Bussi, Pour une géographie de la démocratie, L’Espace Politique, Janvier 2007.

Sylvia Fredriksson est designer et coordonne la Chaire Design des Instances au Pôle de recherche de la Cité du Design de Saint-Etienne. Membre d’Open Knowledge France et du comité de pilotage du réseau School of Data, elle  travaille autour des enjeux d’appropriation citoyenne des technologies et des cultures numériques comme levier d’émancipation de la société civile, et développe des projets dédiés à la valorisation des communs.


Guillaume Chauvin

#

Aucun détour ne ment

  • Photographie

« Il y a quelques années, je gagne avec un ami le Grand prix Paris Match du photoreportage étudiant grâce à la mise en scène d’un reportage photo. Celle-là fut dévoilée lors de la remise du prix. Cela fit son bruit et eut pour conséquence la parution d’un manifeste à l’intention des médias et de leurs consommateurs (Aucun détour ne ment, Éditions Allia).
Pour qu’aucun détour ne mente… »

Guillaume Chauvin travaille comme auteur et photographe avec Le Monde, Feuilleton, 6 Mois, Paris Match, Vice, Nike, Allia questionnant la subjectivité des images et affirmant son « point de vue documenté ».


Elhadi Yazi

#

Erreur, errer

  • graphicdesign

L’art graphique est une pratique paradoxale. Le commanditaire cherche chez le graphiste à la fois l’innovation et le risque zéro. Ce qui demande une certaine souplesse, voire parfois une contorsion. Des exemples d’acrobaties graphiques sont dévoilées à travers trois créations, une affiche de cinéma, un magazine et une revue.

Né en 1970 à Livry Gargan (France), Elhadi Yazi est formé à l’École Estienne et à l’École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) entre 1987 et 1993. Cofondateur du collectif Les Bétails et de La Revue Dessinée, il collabore régulièrement avec Télérama et Gallimard.


François Chevret

#

Parfaites imperfections

  • Arts visuels
  • feuilleton

Le 8 juin, j’envoie par erreur volontaire un mail à plus de 250 personnes inconnues. En pièces jointes 2 photos : un enfant sur le quai au Pirée et une maison fleurie de Bougainvilliers.

Objet : Confirmation pour la Grèce.
« Hello, je me réjouis de vous retrouver la 3e semaine d’août sur l’île de Naxos. Première fois pour Gaspard et Ulysse.
On arrivera le samedi 13. On a réservé pour un bateau Blue Star Ferries au départ du Pirée à 7h25 arrivée à Naxos à 12h30. Ce qui serait bien et super gentil ce serait de venir nous chercher à l’embarcadère ? On en reparlera en juillet. Je vous embrasse fort. »

Et rapidement des retours mail d’inconnus qui racontent l’état d’esprit du moment. 

François Chevret – Peinture aux Beaux-Arts de Bourges. Photographie à l’université de Paris VIIIe et au Figaro. Graphiste indépendant depuis 90. Enseignant à l’École professionnelle supérieure d’art graphique de la ville de Paris (EPSAA), cours de Critique d’images sur les 4 années.


Stéphanie Vilayphiou

#

It’s not a bug, it’s a feature

  • Code
  • Design graphique

Au-delà de la dimension éthique des logiciels libres, c’est l’expérimentation de nouveaux outils de production, et donc de nouvelles esthétiques, qui prime. (Ré)apprendre en permanence est long et va à l’encontre des échéances du design graphique. Il faut lâcher du lest: accepter quelques erreurs, la non-maîtrise de la « bonne typographie » pour se permettre une recherche graphique. Quand l’erreur devient un indice.

Stéphanie Vilayphiou est designer graphique à Bruxelles, membre de l’association Open Source Publishing. Elle s’intéresse notamment aux questions relatives au partage des savoirs, parmi lesquelles son accessibilité sociale et les alternatives au copyright. Elle fait expérimenter les logiciels libres et open-source aux étudiants de l’école de recherche graphique (l’erg de Bruxelles) depuis 2013.

Aude Laporte

#

Rien à voir, série radiophonique

  • Photographie

Rien à voir, ce sont des chroniques radio où des photographes racontent, en quelques minutes, une photo qu’ils n’ont pas prise. Certains pour des raisons éthiques d’autres par timidité ou bien parce qu’ils n’ont pas osé. Photo pas prise, photo ratée ? Une photo mal prise, simple ratage, fruit du hasard ou d’expérimentation, peut donner naissance à une vision du monde inédite et bouleverser l’histoire de l’art. La photo qui n’a pas été prise, quant à elle, révèle par son absence la démarche du photographe et lui permet de comprendre pourquoi il fait ce métier. La photo construit son récit en laissant des silences entre les images. L’iconographe, métier que Nicolas Bouvier dit « aussi connu que charmeur de rats ou chien truffier », doit déjouer ces silences pour dénicher des images pertinentes ou non convenues — voire, parfois, l’image qui n’existe pas.

Aude Laporte est iconographe : elle recherche des photos ou illustrations, images d’archives ou contemporaines pour l’édition et les musées. Quel que soit le thème, elle réussit toujours à faire parler les images. Co-organisatrice de la première édition du Festival Impressions, autour du livre et de la photographie, Aude Laporte est aussi réalisatrice des chroniques radio Rien à voir, diffusées sur Arte Radio. C’est à ce titre qu’elle est invitée aux Rencontres.


Inséparable de l’essor de la fabrication numérique, l’idée d’un passage direct de l’écran à l’objet témoigne d’une conception purement technique de la matérialité. Inerte et privée de toute autonomie, la matière n’existerait que pour être mise en forme par le design. Cette pensée est aujourd’hui remise en cause par de nombreux travaux centrés sur les notions d’auto-organisation et d’émergence. Dans ces conceptions non prescriptives du design, l’imperfection matérielle devient l’ingrédient d’une fabrication variable.

Ianis Lallemand est designer et chercheur. Ses recherches portent sur l’intersection entre computation et matérialisation, dans les champs de l’art, de l’architecture et du design. Il enseigne le logiciel Processing et prépare actuellement un doctorat à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris (ENSAD).
Site de Ianis Lallemand


La Petite personne est née d’une ponctuation en forme de spirale que j’avais inventée pour revenir à moi quand je ne trouvais pas les mots.
Une petite ligne enroulée sur elle-même devenue ce petit être avec lequel un dialogue intime s’est noué.
Drôle de dialogue comico-métaphysique, entre deux personnages qui ne sont pas de la même espèce. L’écriture ne pense qu’à s’embarquer dans une narration, le dessin qu’à être sur la page…
Comment cela va-t-il finir ? Il m’a fallu dix ans pour accepter de voir. Je me propose de visiter avec vous les dernières étapes de cet égarement.

Après avoir passé l’essentiel de son enfance à l’étranger et son adolescence à New York, Perrine Rouillon a fait des études de cinéma à l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC). Elle a publié la plupart de ses livres aux éditions du Seuil, parmi lesquels Mona-Mie, Le diable, l’amoureux et la photocopine et La Petite Personne et la mort. Moi et les autres petites personnes on voudrait savoir pourquoi on n’est pas dans le livre paru en octobre 2016 aux éditions Thierry Marchaisse.


Félix Heyes et Benjamin West (GB)

#

Google, vol. 1

En 2012, nous avons rassemblé les premiers résultats de Google Images pour chaque mot du dictionnaire et nous en avons fait un livre, parce que c’était fun. Par la suite, les éditions Jean-Boîte ont imprimé ce livre à 1000 exemplaires et les ont tous vendus dans le monde entier, parce que c’était de l’art. Quelle est la différence ?

Felix Heyes et Ben West viennent tous d’Angleterre. Ils ont travaillé ensemble sur de nombreux projets, du livre à la sculpture en passant par des aventures de détective.


Louise Drulhe

#

Atlas critique d’Internet

  • Design graphique
  • Recherche

Spatialisation d’un objet complexe en vue d’en comprendre les enjeux sociopolitiques : sous la forme d’une série d’hypothèses, L’Atlas critique d’Internet développe 15 exercices conceptuels de spatialisation d’Internet. L’Atlas a été construit comme une architecture numérique, il s’agit d’un code informatique unique qui possède une infinité d’affichages différents autant en ligne que sur papier.

Au cœur du travail de Louise Drulhe (1990), diplômée de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris (ENSAD), se trouve l’espace qu’elle utilise comme un outil : à la fois pour étudier Internet et pour construire ses projets éditoriaux (livres, sites Internet).


Wendy Mackay

#

Droit à l’erreur

  • Recherche

Les processus créatifs et de design ont toujours su tirer parti des erreurs, du hasard ou des détournements d’ustensiles. Dans ces conditions, pourquoi ne pas imaginer et réaliser maintenant, des outils numériques, des logiciels de design, qui soient complices de ces détournements créatifs ou qui, au moins permettent à l’inattendu de survenir de l’interaction avec leurs utilisateurs ?

Wendy Mackay est directrice de recherche à l’Inria Saclay Île-de-France, responsable de l’équipe ExSitu (interaction homme-machine). Elle a participé à la conception de nombreux prototypes, logiciels et systèmes multimédias dédiés à l’enseignement. Son approche, originale, tire parti des compétences et des besoins de chacun.


Raphaël Lefeuvre

#

Erreurs volontaires et fautes consenties

  • Enseignement

En situation d’enseignement polyphonique, chaque professeur force le trait de chacune de ses réflexions pour se faire entendre et comprendre. De ce concert nécessairement dissonant, l’étudiant doit à la fois extraire et s’extraire pour inventer son propre chemin. Que dit-on ? Qu’entend-il ? Extraits de parcours à haut risque.

Raphaël Lefeuvre a étudié le design et l’architecture, et enseigne en DSAA design typographique (Diplôme supérieur d’arts appliqués) à l’école Estienne. Il n’est donc relié au monde de la typographie que de façon héréditaire par son père, qui a passé cinq ans comme assistant de Cassandre puis cinq autres aux côtés de Mendoza à la fonderie Olive.


Monsieur Kaplan

#

Safari de la coquille

  • Édition

La ponctuation apparaît comme une évidence. Pourtant, son usage est plein de subtilités voire de pièges. La maîtrise de son orthotypographie est importante pour bien composer un texte, le rendre clair et élégant. Passage en revue des règles à connaître et des erreurs à éviter.

Né sous Pompidou, George Kaplan est journaliste secrétaire de rédaction à Paris. Il relit, vérifie, corrige et met en forme des articles de presse, avec un goût particulier pour la typographie.


Anna George Lopez et Frank Adebiaye

#

Synthèses quotidiennes

Synthèse des présentations de la semaine. Association mots, rythme, raté, rythme, attention, mots, décalés ?

Chaque soir, que lire de Lure
Au terme d’un jour sans pareil
Hors l’or des êtres en éveil
Gardant tout : voix, notes, biffures ?

Frank Adebiaye, économiste de formation & typographe par passion,
il réunit — non sans délectation — chiffres, lettres et compositions.

Anna George Lopez ; études de théâtre, Beaux-Arts, graphisme et installation ; Anna George Lopez trame images, mots, et métiers.


Ou comment réussir son activité de designer-entrepreneur

C’est en portant un autre regard sur « l’erreur » et en s’autorisant à avoir l’audace d’emprunter de nouvelles voies que le designer-entrepreneur trouvera les solutions pour conjuguer créativité, expertise et rentabilité au service conjoint de ses clients et du développement de son activité.

Après près de 30 années passées en entreprise comme directeur de la communication, puis comme directeur commercial, Bénédicte Hartog est depuis 4 années coach d’affaires. Après plusieurs interventions au Lieu du Design, elle accompagne des entrepreneurs et des designers dans le développement de leur activité.


Hélène Marian-Srodogora

#

En quête de maladresse

  • Design graphique
  • la lettre

Expérimenter la pratique manuelle et artisanale du lettrage et de la peinture en lettres en tant que designer graphique dans le but de trouver une forme de spontanéité et de radicalité des formes. Nourrir et déplacer son travail professionnel par le geste à travers une pratique directe, improvisée et sans filet.

Designer graphique et typographe diplômée de l’école Estienne, Hélène Marian pratique un graphisme duel entre rigueur typographique et lettrages manuels.


Aurélien Boyer-Moraes

#

Dessin/Dessein, voyage en plans

  • Design graphique

Un voyage dans le monde de l’information traduite par la syntaxe graphique à travers l’univers de la cartographie. Un voyage qui commencera par les projections cartographiques du territoire avant de passer aux plans dont le simple nom, plus riche sémantiquement, désigne une ambition différente que nous explorerons au travers de nombreux exemples.

Aurélien Boyer-Moraes, 35 ans, designer graphique indépendant. Diplômé de l’école supérieure d’art d’Orléans (ancien IAV, institut des arts visuels). Spécialiste du design informatif des transports publics, représentation en plan des réseaux.


Nicolas Loubet

#

Blockchain, une utopie post-Internet

  • observateur

Lancé fin 2008/début 2009, Bitcoin – protocole de transfert d’argent numérique pair-à-pair – s’est révélée être une invention fertile, faisant germer des expériences socio-techniques à la frontière de la science-fiction. Le but de cette intervention est de décrire les propriétés de la technologie sous-jacente, blockchain, et d’ouvrir le débat sur ses « usages » actuels et futurs. 

Multi-entrepreneur, hyper-actif des communautés créatives depuis 2010, Nicolat Loubet co-développe depuis 2015 Cellabz avec Clément Epié pour faciliter l’appropriation culturelle des technologies émergentes, à commencer par la(les) blockchains).


Sébastien Noguera

#

L'erreur-outil

  • Design graphique

De l’erreur, de l’aléa et du détournement pour mener à bien des réflexions novatrices car « inespérées ».
Quand enquête graphique côtoie pédagogie expérientielle – surprise !

Sébastien Noguera est designer graphique, fondateur du studio de design Château Fort Fort. Il enseigne le graphisme et dirige la pédagogie du 2e cycle « Design & Digital » de Bellecour École, à Lyon.


Quoi faire du blanc ? Quand on sait ce que c’est, le blanc — tout ce qu’on ne peut pas dire + tout ce qu’on ne veut pas dire — on peut rester sans voix face au défi d’en faire voir quelque chose.
Il fallait bien le plomb pour mettre à l’épreuve le poids du blanc. Les étudiants du DSAA d’Estienne en design typographique sont donc partis dans les ateliers de l’Imprimerie Nationale à Douai pour expérimenter, entre recouvrement, dévoilement absence ou saturation, tout ce qui se trame entre la forme, la contreforme et le support.
Beaucoup de jeu, quelques protocoles non conventionnels et une belle collection de variations s’exposeront cet été aux Rencontres de Lure. (Une exposition brute et sans commentaires à moins d’arriver à faire parler les intéressés…)

Une semaine dans les ateliers de l’Imprimerie Nationale
Le workshop à l’Imprimerie Nationale a eu lieu la deuxième semaine de janvier, animé par Franck Jalleau et Raphaël Lefeuvre. Une partie de la semaine a été consacrée à la découverte des différentes constituantes de l’Imprimerie : les ateliers (gravure de poinçon et frappe des matrices, saisie et fonte sur monotype, fonte manuelle au moule à arçon, composition typographique, impression typographique), les collections (cabinet des poinçons, bibliothèque de l’IN, fonds de caractères latins et exotiques). 
Le reste du temps, les étudiants ont pu utiliser les ressources de l’atelier pour expérimenter « en direct ». Le travail, pensé et réalisé en fonction des trouvailles des étudiants dans le fonds typographique, avait pour objet de révéler la présence et le rôle du blanc. Il s’agissait aussi de sensibiliser les étudiants aux étapes préparatoires à l’impression puis à l’impression elle-même. 


Anaëlle Couëllan, Tanguy Vanlaeys et Anne-Catherine Céard

#

Marquage typographique via l’impression 3D

  • Évènement

Pendant que certains bullent et que d’autres se tapent le sieston de chez Sieston, nous autres, les Marseillais, on se frappe le savon… venez imprimer avec nous une marque typographique en 3D et repartez avec votre morceau made in Lure pour vous faire mousser bien comme y faut !
L’atelier consistera à regarder travailler l’imprimante et à prendre connaissance des grandes étapes de conception et d’impression 3D d’un objet typographique.


Routine de conception et fabrication d’une marque — en relief — à frapper le savon :
1 — dessin typographique sur Blender (logiciel libre),
2 — traitement du fichier sur Cura (logiciel libre), 
3 — impression en PLA (amidon de maïs) sur Ultimaker 2,
4 — frappe de morceaux de savon de Marseille.

« Impression 3D » ou « fabrication additive » : Ces deux expressions synonymes qualifient l’ensemble des techniques de fabrication couche par couche. La dénomination « fabrication additive » — additive manufacturing ou AM — utilisée par les grands noms historiques du secteur, est aujourd’hui principalement associée au monde industriel. Elle désigne l’ensemble des procédés de fabrication par ajout de matière. Plus récente, la formulation « impression 3D » a été popularisée par les médias avec l’émergence d’acteurs comme MakerBot ou Bits from Bytes, et de services d’impression 3D en ligne comme Sculpteo ou Shapeways. Elle est plutôt réservée aux applications grand public.

Petit historique de l’impression 3D

Téléchargez le tutoriel pour la réalisation d’une marque à savon imprimée en 3D


Gala swing quartet + Niko et Audrey

#

Soirée swing, danse et concert

  • Évènement

En milieu de semaine, après les conférences, venez vous dégourdir les jambes et les oreilles sur la place du village. Sortez bretelles et bibi et venez vous initier au Charleston (danse des années 30) avec Niko et Audrey, . La mise en pratique des pas fraîchement appris et de votre bounce se feront lors du concert de jazz manouche qui suivra avec le Gala swing quartet . Et, souvenez-vous c’est en se trompant que l’on apprend…


Niko et Audrey, professeurs-compétiteurs reconnus par leurs pairs, se consacrent depuis de nombreuses années à l’étude des danses swing. Ils parcourent le monde pour bénéficier de l’enseignement des meilleurs et représenter la scène swing de Provence.

Gala Swing Quartet c’est quatre jeunes aixois, très swing, très jazz, très manouche : Alexis Desmarais guitariste, Alexandre Florentiny, bassiste acoustique, Gaspard Doussière, violoniste et Tom Valdman, guitariste. Vous entendrez la musique en liberté de leurs compositions, de leurs arrangements de standards : une pointe de Dr Dre, une touche de funk, un soupçon de groove, les classiques de Django et des autres.
Ouvert à tous

photo Niko et Audrey © Gérard Viguier


Gerard Viguier

Sounge Quintet tire son inspiration de toutes les influences pour finir en une musique luxuriante, charnue, aux harmonies surprenantes, qui s’adresse à tous, aux initiés comme aux oreilles curieuses. Venez nombreux !
Concert organisé par l’association Lurs sous les étoiles, à l’amphithéâtre Marius — Tarif 12 € adhérent 10 €

MERCI !

Les Rencontres internationales de Lure remercient pour leur soutien à la semaine de culture graphique 2016 la direction régionale des Affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d’Azur, ministère de la Culture et de la Communication, le Conseil général des Alpes de Haute-Provence, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la mairie de Lurs et Graphisme en France.