2013
Avis aux amateurs !

61e semaine de culture graphique

#doityourself #typographie #remix #graphisme #hack #édition #fablab #art #copyparty

Aimer voir, aimer faire. Celui qui organise sa pratique autour du plaisir est dit amateur. Dilettante, rêveur, curieux, bidouilleur, connaisseur, collectionneur, aventurier, cette figure de l’ombre méritait un portrait au moment où les outils de création, de partage et diffusion numérique de masse bousculent toutes les spécialités.

Capable du pire quand il se contente de l’approximation, quand croyant bien faire, il s’enfonce dans ses manies, ses obsessions, ou quand, voulant singer les «savants», il se fait imposteur. Mais dévoilant le meilleur quand, détaché des contraintes, des conventions, des intérêts, il contribue à préserver un patrimoine négligé ou découvre seul des territoires inexplorés, quitte à transgresser tous les protocoles, voire s’écarter du droit.

La fabrique autonome de soi est une condition risquée qui peut mener à échouer lamentablement dans l’imitation ou à renouveler les usages et libérer les pratiques. Du 25 au 31 août 2013 à Lurs, Alpes-de-Haute-Provence, les Rencontres internationales de Lure mettent en lumière, une fois n’est pas coutume, les étonnantes expérimentations trop souvent laissées dans l’ombre.

Les intervenants

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  • feuilleton
  • littérature
  • illustration
  • typographie
  • numérique
  • musées
  • Graphisme
  • Bibliothèques
  • Typographie
  • archives
  • graphisme
  • édition
  • Recherche
  • communication
  • Enseignement
  • Musique et danse
  • Publicité
  • Édition
  • graphicdesign

(Se) conduire en amateur, c’est marcher à son rythme en terre inconnue, c’est déjouer les parcours préfabriqués, les itinéraires précalculés, c’est s’écrire et s’écrier de même, provoquer en soi, par sa participation inattendue à des jeux inédits, une autre vie de l’esprit, s’initier à d’autres joies — dissidence salutaire. Ce que l’on découvre, en tant qu’amateur, à la faveur d’une hardiesse tout à fait impromptue, l’homme de métier le réalise avec moins de hasard. Et pourtant…

Professionnel du chiffre, amateur de lettres, Frank Adebiaye est comptable-typographe, co-auteur d’une monographie consacrée à François Boltana et d’un manuel sur les fontes libres.
Il est également le fondateur de la fonderie libre VTF. Axant ses recherches sur la typographie et le document numérique, il dispense régulièrement des formations sur ces sujets aux professionnels du graphisme et de l’édition.


Jean Alessandrini

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territoires inexplorés de la lettre

  • littérature
  • illustration
  • typographie

Jean Alessandrini est à la fois écrivain, illustrateur et typographe. Lorsqu’il n’est pas au cœur de l’intrigue d’un polar, il parcourt les territoires inexplorés de la lettre. Alors que le crime parfait est une utopie, la quête d’une typographie idéale l’anime plus que jamais. Il revient aux Rencontres de Lure, 35 ans après y être venu, présenter ses créations typographiques récentes, dont le caractère Atome.

Né en 1942. Illustrateur, typographe et écrivain, auteur de romans policiers et de livres jeunesse. Étudie au Lycée Corvisart. Devient maquettiste et illustrateur pour la presse (Paris Match, Lui, Pilote). Illustre des livres jeunesse (Gallimard, Bayard, Marabout). Écrit plus de 40 romans pour la jeunesse dont Les enquêtes du Capitaine Nox (Rageot) et Une histoire à spirales (Grasset), prix Goncourt jeunesse. Publie deux policiers, La quadrature du meurtre et Hécatombe de lunatiques (Phébus, 2006 et 2010). A créé une quarantaine de polices de caractères (chez Hollenstein, Mecanorma) et proposé une nouvelle classification typographique : Codex 80. En 2013, parait une monographie, Jean Alessandrini, le poète de la lettre (Perrousseaux).


Samuel Bausson

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Le musée LÉGO

  • numérique
  • musées

Faisons connaissance avec 3 visiteurs d’un musée. Quelle est leur expérience avec le musée sur Internet avant d’y aller et une fois sur place ? Que voient-ils, que font-ils ? Qu’aimeraient-ils faire d’autre ? Quel serait leur musée rêvé ? 

Ces visiteurs sont habitués aux usages du web. Le “read-write” web où chacun peut “lire” et “écrire”, recevoir et produire. A quoi ressemblerait, un musée qui passerait d’une logique “vitrine” de diffusion à une logique semblable à celle du web ? Un musée où leurs “voix” pourrait trouver un écho et rentrer en conversation avec celle des professionnels du musée ? Un musée où ils pourraient aussi bien être créatif et contributeurs que “visiteurs” ? A quoi ressemblerait un musée “read-write”, un musée ouvert et connecté en réseau avec eux ? A quoi ressemblerait un musée-Légo ?

Webmaster depuis 14 ans, Samuel est aujourd’hui en poste au Muséum de Toulouse. Il y saisit dès 2007 l’opportunité des réseaux sociaux pour engager de nouvelles relations avec les visiteurs en ligne. Co-fondateur de Museomix, un évènement de co-création, avec les publics, de nouvelles expériences dans les musées, il impulse cette démarche centrée sur les utilisateurs jusqu’au coeur des expositions.


Naima Ben Ayed

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On a Tous le Comic Sans 

  • typographie

« On a Tous le Comic Sans » dans notre système d’ordinateur, dans une affichette au coin de la rue, dans un email reçu l’autre jour… Ce titre émet l’hypothèse qu’on a « tous » quelque chose à dire sur ce caractère. À travers un recueil d’entretiens, ce projet documentaire propose d’ouvrir un espace de réflexion singulier en utilisant le Comic Sans comme moyen d’émettre une critique en amateur des formes et usages typographiques.

Naïma Ben Ayed est graphiste et dessinatrice de caractère, elle est diplômée de l’école Estienne en Création Typographique en 2010; après avoir été graphiste typographe à Paris au sein de l’atelier Julian Legendre et collaboré avec différents collectifs, elle est désormais installée à Londres et travaille chez Dalton Maag en tant que dessinatrice de caractère. 


Yoann Bertrandy

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Tout le monde est graphiste

  • Graphisme

Encore, si risibles que soient ces amateurs, ils ne sont pas tout-à-fait à dédaigner. Ils sont les premiers essais de la nature qui veut créer l’artiste, aussi informes, aussi peu viables que les premiers animaux qui précédèrent les espèces actuelles et qui n’étaient pas constituées pour durer ; ces amateurs velléitaires et stériles doivent nous toucher, comme ces premiers appareils qui ne purent quitter la terre, mais où résidait non encore le moyen secret et qui restait à découvrir, mais le désir du vol.
(Marcel Proust)

Pour son diplôme en 2008, Yoann Bertrandy prend pour thème le graphisme non-professionnel, ou “graphisme amateur”. Ce travail s’articule autour de deux livres ; un mémoire formé de citations, et un ouvrage rapportant sa rencontre avec cinq graphistes “amateurs”.


Alain Carou

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Le web des amateurs, quelle histoire ?

  • Bibliothèques
  • numérique

Avec le web, les images produites par les amateurs ont fait massivement irruption dans notre univers visuel. Les approches habituelles du patrimoine documentaire s’en trouvent chamboulées. Que voudrons-nous conserver de cette masse d’images, s’il nous importe d’en transmettre quelque chose ?

Alain Carou est conservateur au département de l’Audiovisuel de la Bibliothèque nationale de France et historien du cinéma. Il est l’un des co-auteurs d’un parcours guidé dans les Archives de l’Internet à la BnF, consacré aux images d’amateurs.

Annie Chevrefils Desbiolles

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L’amateur, le retour…

  • Graphisme

Avec le web 2.0 dans les années 2000 une figure positive de l’amateur se fait jour. Quels en seraient les contours ? Proam, spectacteur, cet usager du web social fait bouger les lignes de partage en étant le vecteur d’une nouvelle économie de la contribution? Mais qu’est-ce que ça change en matière d’action culturelle ?

Annie Chevrefils Desbiolles est inspectrice de la création, des enseignements artistiques et de l’action culturelle(spécialité arts plastiques)à la Direction générale de la création artistique après avoir occupé divers postes au Ministère de la culture et de la communication dont celui de conseillère pour les arts plastiques. Auparavant elle a créé et animé pour la ville de Marseille un programme original de soutien aux artistes et au milieu associatif intitulé ACT& (Artiste, Critiques, Théoriciens, l’esperluette signifiant la liaison avec la ville).
Critique d’art, elle a collaboré à la revue d’art contemporain Art Press et a fondé à Montréal la revue Esse dont elle a été la première rédactrice en chef.

© Illustration de l’article de Calimaq « Le droit à l’épreuve du Mashup Festival Film » du journal en ligne OWNI du 27 juin 2011. ©indiepixelpusher.com


Anne Delfaut

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L’explorateur exploré

  • Typographie
  • archives

Le mystère du classeur, celui que Gérard Blanchard avait pour fidèle confident, qui s’ouvrait, mémorisait les signes puis se refermait, muet. Archivé méthodiquement parmi les autres, un jour il vous est permis de l’examiner, lui et plusieurs centaines, d’autres : découverte, émotion, renouveau.
Rencontrer un homme, Gérard Blanchard, mais rester dans un mélange d’enthousiasme et d’interrogations… longtemps après étudier ses archives et découvrir dans une multitude de classeurs un foisonnement d’informations représentant mille chemins de pensée qui s’entremêlent puis méthodiquement à force d’analyse et de croisements s’organisent et deviennent thèse puis livre.

L’École Estienne, les Rencontres de Lure et son père Germain l’ont instruite aux métiers graphiques et au monde de la lettre. Après avoir pratiquée son métier en freelance elle enseigne le design graphique et son histoire à L’École de design Nantes atlantique et est rattachée au laboratoire de recherches Nouvelles pratiques alimentaires de l’École. Elle a participé à l’inventaire du fonds Blanchard à l’IMEC (Institut mémoires de l’édition contemporaine).

© Yan


étudiants DSAA typo Estienne

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bookmachine

  • graphisme
  • édition

Du 6 au 11 mars 2013, vous aurez la possibilité de faire concevoir votre propre livre, en direct, dans le forum du Centre Pompidou. Le livre sera imprimé après un marathon graphique de 3h de conception et sans repentir. Il vous sera remis gratuitement 24h après. Caractéristiques : couverture couleur /intérieur : 100 pages noir et blanc.

J’ai appelé Florence pour lui demander si elle voulait boire une bière car j’avais 1 heure entre deux rendez-vous dans son quartier.
Elle m’a dit non, qu’elle avait réunion de copro.
Du coup, j’ai appellé duge: “allo, duge, tu fais quoi?”
Il m’a dit “je fais rien”
Je lui ai dit “alors, je passe te voir, on va préparer notre conversation sur Tibor Kalman”.

Susanna Shannon fait du design editorial depuis qu’elle est toute petite; son premier livre, “Les 5 jumelles” était totalement réalisé à la main et relié avec l’agrapheuse ”Swingline” rouge de sa maman. Depuis, elle maquette du printed matter pour des tas de gens [10 sport, irrégulomadaire, l’Express styles, les Inrockuptibles, la Life, Libération, + des catalogues d’exposition].

Philippe Ghielmetti débute dans le fandom.
1979/86 : apprend tout avec Étienne Robial, puis Tibor Kalman.
Fonde Sketch en 1987, graphisme dans le culturel de masse : télévision (habillages pour arte) culture (l’adpf, musée de la bande dessinée d’Angoulême) cinéma (affiches pour mk2), etc.
1999 : devient producteur de disques (et donc graphiste des pochettes des disques produits), une petite centaine de titres à ce jour.
Depuis huit ans, ne travail plus que pour “faire” des livres pour divers éditeurs en France, Belgique et aux U.S.A. continue la production musicale.


La figure de l’amateur a contribué à l’essor historique des initiatives culturelles issues du Web. Dans les discours de promotion des blogs, des sites de partage et des ‘réseaux sociaux’, les amateurs ont souvent occupé une position de clientèle idéale qu’il convient d’interroger. Quels sont les traits qui définissent cette figure hypertrophiée ? A quoi sert un amateur ?

Gustavo Gomez-Mejia est maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication à l’Université François Rabelais (IUT de Tours). Ses recherches portent sur les dispositifs Internet, les problématiques identitaires et les discours de la globalisation.


André Gunthert

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Reconfigurer la culture. Esthétique de l'appropriation

  • Recherche
  • Enseignement
  • numérique
  • communication

L’une des principales promesses des outils numériques était de faire de chacun de nous un auteur, un créateur, un producteur culturel. Selon cette utopie, le renouvellement de la culture devait s’opérer par l’émergence d’une offre autoproduite par les amateurs. La révolution numérique a certes favorisé une expansion sans précédent des activités créatives. Mais elle a surtout contribué a transformer les dynamiques culturelles elles-mêmes. Issue des nouvelles pratiques sociales en ligne, l’esthétique de l’appropriation modifie les fondamentaux de la culture établis depuis la Renaissance.

Né en 1961, André Gunthert est enseignant-chercheur, spécialiste des cultures visuelles et des cultures numériques. Maître de conférences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), il dirige le Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic). Il a fondé en 1996 la première revue scientifique francophone consacrée à l’histoire de la photographie, Etudes photographiques, puis en 2009 le média scientifique collaboratif Culture Visuelle. Il publie régulièrement ses travaux récents sur le blog L’Atelier des icônes.

image : Générateur du mème “Batman Slapping Robin” (copie d’écran).


Jeanne Julienne (Pascale Evrard)

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Concert Prestidigital / Chansons pop' poétiques

  • Musique et danse

Le rêve nu / l’heure est venue.
Avoir trois prénoms à la naissance peut donner l’idée un jour de raconter une histoire avec ceux restés dans l’ombre.
Du mot/typo au mot/tempo il n’y a qu’un pas, une approche.
Cette fois, je tournerai le langage en boucles… pour le chanter !


Valérie Jeanne Perrier

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Cinéma « & » Vine : l’ivresse du montage sans les mots

  • Recherche
  • Enseignement
  • communication
  • numérique

Certaines marques de réseaux sociaux s’ouvrent à l’insertion de courtes vidéos, à travers l’émergence d’applications pour téléphones mobiles : Vine et Cinema, marques-filles de Twitter et Instagram lancées en 2013 se situent dans cette perspective. De manière surprenante, les signes habituellement présents pour guider les usagers se font rares, voire même s’absentent des interfaces de ces deux applications particulières. Dans les deux cas, la structure même de l’écran et du cadre de captures des vidéos devient un outil d’écriture. Ce processus d’effacement des signes au profit d’un architexte (structure générale permettant de mettre en oeuvre des possibilités de créations médiatiques) omniprésent sera donc analysé. Peut-on créer un dispositif de communication médiatique sans lettres, sans mots, sans phrases… et donc sans typographie ? La production de sens peut-elle advenir sans cette médiation particulière ? Peut-on produire un film sans le guidage des mots et de leurs mises en forme ? Les menus sont-ils condamnés à disparaître ? Tels seront les questionnements de l’intervention qui se situe dans une perspective sémiologique, établie à partir des cadres théoriques de l’approche des « écrits d’écran ».

Maître de conférences, chercheur au CELSA (école des hautes études en sciences de l’information et de la communicaton). Je m’intéresse aux changements dans les pratiques de communication et dans les métiers des médias. Dans le journalisme sont de plus en plus utilisés des techniques, des outils liés à l’internet et aux réseaux : comment les publics, les journalistes, les éditeurs et tous les acteurs de l’information mobilisent ces outils, changent-ils les manières de voir, de s’informer et devenir citoyen ? Voilà quelques-unes des questions posées par la mobilisation de marques comme Facebook, Twitter, Google, Wikipédia, ScoopIt, CoveritLive, Instagram, Vine, etc… Ces questions trouvent des échos dans les domaines de l’éducation aux médias et ceux des mutations de la lecture et de l’écriture.


Joe La Pompe

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Pompages

  • Publicité

Joe est un collectionneur « amateur » de publicités créatives ayant des thèmes et/ou métaphores visuelles similaires. Il les confronte et le compare sur son blog joelapompe.net depuis 1999. Un exercice qui révèle à son tour le caractère parfois trop « amateur » de certains créatifs professionnels qui sont épinglés pour avoir cédé à la paresse, la facilité voire parfois au plagiat.

Joe la pompe a été créatif dans plusieurs grandes agences de pub parisiennes pendant plus de 15 ans. Il a conçu des centaines de campagnes, films, affiches, spots radio pour des marques nationales et internationales. Depuis 1999, il est l’auteur anonyme d’un blog dédié à la recherche de pubs jumelles ayant la même idée créative mais ayant été réalisées dans des pays et à des époques différentes. Copies honteuses ? Coïncidences ? Plagiat ? Joe laisse l’internaute se faire sa propre opinion. Son site est le premier en son genre et est devenu une référence incontournable dans le monde de la création et des arts graphiques.
Il se cache toujours derrière une cagoule, et tient à conserver son anonymat afin de préserver sa liberté critique et pour ne pas se mettre en avant dans un univers aux égos souvent surdimensionnés.
Il a publié 2 livres, dont un florilège des inédits de son site en 2008 et un livre compilant ses pubs préférées classées par thèmes visuels en 2012. Il est membre de jurys créatifs pour des festivals, chroniqueur pour le magazine CB News et conférencier.


Alexandre Laumonier

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L'amateur de beaux livres

  • Graphisme
  • Édition

La République des Lettres a pendant longtemps a désigné un réseau informel de gens de lettres, mais ces derniers n’étaient pas obligatoirement tous des « savants » : il y avait aussi des « amateurs éclairés ».
En 1864, Pierre Bayle publie les premières Nouvelles de la République des Lettres, qui se vend dans toute l’Europe. En prenant l’exemple de la réédition par le Théâtre des Opérations de son célèbre Dictionnaire historique et critique, il s’agira de montrer comment des lignes de code partagées entre amateurs permet d’optimiser les mises en pages compliquées comme celle du Dictionnaire.

Alexandre Laumonier est éditeur depuis 20 ans et graphiste depuis 15 ans – sous le nom de Théâtre des Opérations, il ne réalise que des livres. Autodidacte, il a publié plus de 50 livres et conçus graphiquement plus d’une centaine d’ouvrages. Il dirige aujourd’hui les éditions Zones sensibles, ainsi que des collections aux éditions Les Belles Lettres et aux Presses du réel. Il travaille actuellement sur la manière dont des typographies médiévales cisterciennes ont ressurgi dans des langues artificielles du XVIIe siècle.


Force est de constater que tout le monde collectionne, consciemment ou non, des objets graphiques. Le collectionneur de design graphique, à l’instar du collectionneur d’art, est la majeure partie du temps un amateur. Cet amateurisme va de paire avec le peu de reconnaissance de cette discipline.
À partir des recherches menées lors de son diplôme, Caroll Maréchal exposera les différents enjeux des collections de graphisme. En concevant un pont entre design graphique et art contemporain, elle confrontera trois types de collections : celle de l’amateur, celle de l’institution et celle du collectionneur d’art. Elle interrogera ainsi le statut des oeuvres graphiques, leur économie mais également la nature et la portée des différentes collections de graphisme aujourd’hui.

Caroll Maréchal (1984), vit et travaille à Paris. Elle partage son temps entre sa pratique de graphiste et un travail d’expérimentations critiques basées sur l’interconnexion du design graphique et de l’art contemporain. Elle initie actuellement divers projets en lien à cette thématique prévus pour l’hiver 2013.

crédit photographique : © Charlotte Cheetham/Samuel Bonnet. Questions/Questions, 2012


Anthony Masure

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L'imprévu des programmes

  • Recherche
  • numérique

Tandis que certains logiciels entendent réaliser la promesse d’une « création » sans efforts, d’autres discours nous alertent quant aux dangers d’une production mécanisée. Repenser la notion de programme permettrait-il au designer d’interroger ses propres pratiques ?

Enseignant en design graphique et numérique, Anthony Masure prépare une thèse sur le «design des programmes » dirigée par Pierre-Damien Huyghe.


Eric Muller

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Éfélé, réimprimeur la nuit

  • édition
  • numérique

Gallica, EPUB, liseuses, Internet : mis ensemble, ces quatre avènements changent qualitativement l’accès à notre bien commun de la littérature. Jusqu’où peut-on aller, que sommes nous prêts à faire, et quel chemin prendre ? Depuis bientôt quatre ans, Éfélé explore ces questions ; faisons le point.

De jour, Eric travaille sur les technologies du texte et de son affichage ; il a contribué à Unicode, OpenType, Flash, et au Reader Mobile SKD. De nuit, il fabrique des réimpressions électroniques de livres qu’il a envie de lire. Entre les deux, il prend beaucoup de plaisir à lire ces livres.


Gianpaolo Pagni

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Tampons & objets

  • illustration

Gianpaolo Pagni a fait du tampon un élément de création récurrent dans son travail notamment à travers des livres graphiques.
Il crée ses tampons et les utilise comme des outils de dessin. Il œuvre à un travail de mémoire et de fiction à travers ses «enquêtes aux tampons», rendant ainsi hommage aux déchets métamorphosés en signes extra-ordinaires et mystérieux.

Gianpaolo Pagni né à Turin (Italie), travaille à Paris. Artiste, auteur de livres graphiques, illustrateur, il collabore avec la presse et l’édition française et internationale, pour des manifestations culturelles et pour la Maison Hermès.


Rich Roat

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Industrie maison

  • Typographie

Andy Cruz et Rich Roat, associés fondateurs de House industries, ont démarré leur carrière en plein boom de la révolution numérique qui agita le graphisme. Ils constatèrent que de nombreux artisans des arts graphiques et leurs compétences commençaient à se raréfier, rongés par une obsolescence déplacée et une dépendance malsaine aux outils informatiques. Andy et Rich passèrent les 20 années suivantes à concevoir un environnement économiquement viable afin que ces savoir-faire traditionnels se maintiennent dans une vision graphique pertinente. Rich Roat nous parlera de l’esthétique de House Industries et de la façon dont l’entreprise a survécu et a traversé 2 décennies sans compromettre son propos initial.

Fondé en 1993 par Andy Cruz et Rich Roat, House Industries est connu dans le monde entier pour ses collections éclectiques de caractères, ses collaborations exigeantes et ses innovations dans la conception d’objets graphiques. Leur travail se définit par une attention obsessionnelle portée aux plus petits détails, une tonalité mécanique et un amour sincère pour leurs sujets d’étude.


Aline Rollin (annulé)

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Bidouilleurs, reportage dessiné

  • graphicdesign

Lorsqu’on parle de fab labs, les imprimantes 3D volent presque systématiquement la vedette. Elles sont tellement photogéniques qu’on en oublie parfois les hommes et les femmes qui s’activent, bricolent et discutent tout autour d’elles. Et pourtant, quand une dessinatrice prend le temps de les observer, ils en ont, des choses à partager… l’échange entre ceux qui font et celle qui les dessine se construit alors au fil des jours. C’est l’occasion de s’interroger sur la frontière entre observateurs et participants, ignorants et initiés, amateurs et experts, personnes et personnages, vie et fiction.

Aline Rollin, après des études à l’école Estienne en Communication visuelle puis aux Arts Décoratifs de Strasbourg en Didactique visuelle, cumule deux étiquettes. D’un côté dessinatrice et peintre, de l’autre graphiste, elle aime jouer des différentes approches permises par l’image pour aborder chaque sujet.


Témoignage.
Lancée en juin 2011 sur un projet éditorial revendiquant la liberté de se réaproprier les œuvres d’art, la revue ENTRE c’est 8 numéros, une rédaction constituée d’une dizaine de personnalités et des studios graphiques investis qui s’emparent de la maquette à chaque numéro.
Telles des créations communes à la fois rédactionnelles et graphiques autour de l’art sous ses différentes formes, les numéros se suivent et ne se ressemblent pas.
Une entité nouvelle émerge. Entre, une aventure humaine.

Anna Serwanska - une approche du réel toute subjective.
Elle écrit beaucoup, depuis petite, aime raconter des histoire.
Elle croise les études d’ethnologie, sociologie. Veut comprendre les gens, le monde en l’observant.
Elle part cinq ans en Asie et lorsqu’elle revient le monde éditorial web et le journalisme l’attendent au tournant.


Jean-Jacques Tachdjian

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Le  Typonoclaste

  • Typographie
  • graphisme

L’aventure merveilleuse de la typographie a été et est toujours un des véhicules de l’histoire de la pensée et de la culture. Chaque avancée majeure a toujours généré une phase de suivisme ou d’outil de liberté elle devient un carcan tenu par des gardiens du temple, gaulés comme des inquisiteurs. Aujourd’hui il y a encore quelques inquisiteurs qui trainent dans les pensées de chaque typographe libéré que nous sommes, alors que notre nouveau monde informatisé nous a affranchi de tous ces garde-fous qui nous empêchaient de commettre les horreurs du pré numérique. Le petit “MANUEL DU PARFAIT TYPONOCLASTE” a donc été conçu pour vous en libérer tout en vous amusant, ce qui est encore la meilleure façon de se rendre libre. 

Jean-Jacques Tachdjian est autodidacte amateur en graphisme, art plastic, illustration, typographie, BD, édition, musique et autres bricolages qui peuvent à l’occasion lui sembler intéressants.


Chercheur en informatique et en mathématiques américain, Donald Knuth développe à partir de la fin des années 1970 le programme et langage de programmation MetaFont qui permet de coder des alphabets aux formes variables. David Vallance présentera le travail de découverte et d’appropriation du programme qu’il a mené à l’occasion de son Diplôme National d’Art et Technique (DNAT) à Valence en octobre 2012. 

David Vallance (1989) est étudiant en quatrième année à l’École Supérieure d’Art et Design de Valence, il est membre fondateur de la revue en ligne From—To.